"Les mots sont importants" (dernière parution aux éditions Libertalia!)

Publié le par CNT Supérieur Recherche 87

Les mots sont importants: vivre dans l’omission de cette évidence laisse la voie libre aux plus lourds stéréotypes, amalgames, sophismes et présupposés. Depuis dix ans, le site « Les mots sont importants » publie des analyses sur la manière dont est socialement construit l’espace public légitime, et sur ce qu’il produit : entretien des préjugés et des politiques racistes ; légitimation de l’oppression dite « sécuritaire » ; occultation des questions dites « mineures » comme le sexisme ou l’homophobie ; triomphe du mépris de classe et de la « guerre des civilisations »…


Ce recueil rassemble 28 contributions.


- Le premier chapitre analyse de quelle manière la parole populaire est confisquée par ceux qui prétendent la recueillir et la publiciser : les éditorialistes, armés de sondages, qui font dire à « l’opinion publique » absolument tout ce qu’ils veulent.


- Le second chapitre revient sur le tournant antipopuliste de ces mêmes éditorialistes à chaque fois qu’émerge une expression populaire authentique et autonome (grève, émeute, victoire du « non » au référendum sur l’Europe).


- Le troisième chapitre analyse, sur des cas précis (émeutes, faits divers, commémorations), quelques formes de « mauvais traitements médiatiques » : stigmatisation des pauvres et des étrangers, légitimation de la violence économique, raciste, sexiste, homophobe.


- Le quatrième chapitre est consacré au deux poids deux mesures qui se manifeste dans la manière de publiciser, réprouver et combattre les différentes formes de violence raciste ou sexiste (affaires Dieudonné, Redeker, Devedjian, etc).


- Le cinquième chapitre déconstruit quelques « gros concepts » : des mots comme « communautarisme », « diversité », « mixité sociale », « repentance » ou « honte d’être français », qui ont pour fonction essentielle d’intimider et d’empêcher de penser.


- Dans le sixième chapitre, nous proposons des analyses qui ont en commun d’aller à contre-courant des interprétations dominantes de divers phénomènes : le racisme, la nature du sarkozysme et les raisons de son succès, les enjeux de la lutte contre le sexisme en banlieue, mais aussi la construction même de cet objet politique très particulier qu’est « la banlieue ».


- Nous avons enfin réuni, pour finir, plusieurs textes sur le sexisme, et plus précisément sur les formes machistes et virilistes du sexisme telles qu’elles se manifestent dans les hautes sphères de la politique, de la culture et de la communication, aussi bien chez Julien Dray que chez Eric Zemmour, Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy...

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