Culture populaire et Contre-Culture

Publié le par CNT Supérieur Recherche 87

L'activité militante peut s'employer à divers échelles, nous entendons agir dans tous les domaines y compris la culture. La contre-culture (mouvement culturel contestataire) s'est manifesté par une multitude de mouvements à travers l'histoire et la pratique, voici deux magazines traitant de sujets culturels et politiques engagés de taille et que nous conseillons vivement:

 

BARRICATA


http://contre.propagande.org/pravda/index.php


Le fanzine Barricata existe depuis 1999. De 2004 à 2007, il a participé aux activités du collectif du même. Il rassemble une poignée de militants libertaires et activistes musicaux issus des mouvances RASH (Red and Anarchist SkinHeads) et anarcho-punk. Viscéralement opposés à l'enfermement d'Etat, au système capitaliste, à toutes les formes de fascisme, investis dans combats de notre temps, convaincus qu'un autre futur est possible, nous ouvrons nos colonnes aux dissidents culturels, politiques et anarcho-syndicalistes.

Voici le dernier numéro
 Au sommaire :

- Brèves, actu
- L'arsenal antiterroriste législatif
- Cartouche, à corps perdu.
- Ivan, RIP.

- Dossier Israël-Palestine, l'égalité ou rien !
Articles et interviews :
Michel Warschawski, un anticolonialiste en Israël
Raed, les raisins de l'autogestion
Natanya, une pacifiste au coeur des oliviers
Youssef Habache, porte-parole des Health Work Committees
Keren, une anarchiste contre le mur
The Freedom Theater, quand la culture fait sens
Le Bund, une Atlantide révolutionnaire

Mais aussi :
- Arditi del popolo
- Heyoka déterre la hache de guerre.
- Redkick, la grande lueur à l'Est
- Les Évadés. Aucun appel au calme.
- Skalpel : rap et militantisme.
- Chroniques de disques
- Zines et revues
- Nouvelles d'ici et d'ailleurs
- Lectures

n'hésitez pas à vous abonner et consulter le site: http://contre.propagande.org/pravda/index.php
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CHERIBIBI


http://www.cheribibi.net/

Populaire: "Qui appartient au peuple, qui concerne le peuple, issu du peuple"  (dictionnaire Larousse)


La culture populaire est trop souvent confondue avec ce qu’elle n’est pas.
Elle n’est pas de «l’animation sociale» institutionnellement commanditée pour désamorcer la légitime colère du populo en lui faisant faire des graffitis en spaghetti prônant la paix sociable sur la blême façade de la cité où on l’a parqué.

Elle est encore moins cette « culture de masse » fabriquée à la chaîne par l’industrie spectaculaire moderne, formidable machine de guerre envers les expressions authentiquement populaires qui, dès qu’une recette peut en être dégagé, sont pillées à des fins de récupération purement mercantile. Née de la vie quotidienne, souvent connue sans être toujours reconnue,elle ne saurait être cette bouillie consensuelle qui martèle des modèles de vie prédéterminés, une vision aseptisée de la musique, du cinéma, du théâtre, de la littérature, une image préfabriquée du réel dans une méfiance absolue envers tout hors champ et toute marge qui ne rentre pas dans les cases.
Non, qu’elle vienne d’Afrique ou d’Asie, de la Jamaïque ou de la banlieue de Paris, la culture populaire est trop jubilatoire pour être fabriquée en laboratoire.

Polar dévoré dans le métro, pochoir croisé sur la route du boulot, groupe punky reggae du petit dernier ou souvenirs de bal musette transmis par une grand-mère ouvrière, la culture populaire prend les formes les plus variées. Encore faut-il la remarquer, la promouvoir et la diffuser. Il apparaît donc nécessaire de lui rendre justice, qu’elle soit contemporaine ou d’un autre siècle, tombée dans l’oubli ou au mieux reléguée au second plan par les historiens… voire -horreur- considérée comme le summum du « kitsch » par une petite élite snobinarde en mal de sensations épicées.

Zonard curieux (ou curieux zonard?), le ChériBibi dérive dans les recoins malfamés où ne s’aventure guère la lumière blafarde des lampadaires médiatiques.
Du rock’n'roll au reggae en passant par la littérature de gare, le cinéma de genre, le théâtre de rue, la bande dessinée et l’illustration, il cause de ce qui appartient, de fait, à tous et à toutes. Car reconnaître le statut exceptionnel des multiples créations de la vie quotidienne, en explorer les innombrables aspects, c’est permettre à tout un chacun de prendre conscience qu’il est l’acteur de sa propre culture.

Par les mots et par l’image, la volonté de ces pages est de rendre hommage à cette créativité qui ne s’est pas façonné dans les officines publicitaires mais dans les rues d’ici ou d’ailleurs, dans les champs de coton plutôt que dans les salons, dans les faubourgs de Kingston en 1969 ou à Roubaix le mois dernier.
C’est à la fois le tribut que nous entendons payer à nos aînés -des pionniers du roman-feuilleton à ceux du rhythm & blues- autant que la visibilité que nous souhaitons apporter à tous ceux et toutes celles qui, aujourd’hui, font vivre la culture populaire malgré la pression écrasante des chantres de la malléabilité des cervelles.

Qu’on se le dise, ChériBibi, revue « transgenre » paraissant approximativement tous les 6 mois sauf en cas d’insurrection généralisée ou de guerre bactériologique déclarée, entend bien briser les consensus, écarter les œillères, faire déborder les marges, désenclaver les cultures populaires et mettre un grand coup de latte dans la fourmilière d’une presse spécialisée à outrance où la variété des titres ne cache que le conformisme de la pensée.
Si la culture est une arme, nous entendons bien en être la gâchette.

« Qui qui fait sauter tout l’fourbi ? C’est Chéri-Bibi ! C’est Chéri-Bibi ! »

Dernier numéro
Au sommaire:

CHÉRIBIBEAT (musique populaire)

Page 4:   Causerie avec Inner Terrestrials !
Les intraterrestres débarquent !
Page 16: Sur un air de panthère
L’univers musical des Black Panthers en long, en large et en travers
Page 20: Causerie avec The Last Poets
Les derniers poètes furent les premiers rappeurs
Page 28: Rap Panthers Fight the power !
 
Page 31: Du Son Des Oubliettes : Mickael Franti
Retour sur un disposable heroes of hiphoprisy
Page 58: Chanson Populaire : Street Fighting Man
Pierre qui roule dans la gueule des flics en tabasse maousse
Page 59: Chroniques disques, skeuds, galettes chouettes
 
Page 61: Reggaemotion : BlaXreggae
La Jamaïque à l’heure de la blaxploitation
Page 64: Mondo Punk : Indo Punk
Traversez l’Indonésie en Doc Martens !
Page 78: Les Hérauts Du Peuple Sont Immortels
Dernière causerie avec Alton Ellis et c’est bien triste

CHÉRIBIBIS (cinéma populaire)

Page 32: BlaXpanthers
Le lynchage de l’Oncle Tom inna blaxploitation style
Page 42: Causerie avec Melvin Van Peebles
Watch out, a baad asssss nigger is coming back to collect some dues…
Page 56: Bobines Chéries : Mister Freedom
Le déKlein de l’empire américain

CHÉRIBIBLI (BD, littérature & illustration populaire)

Page 4 & 89: Verminax, le gredin de l’ombre
Notre grand feuilleton BD à suivre, par Tôma
Page 14: Panthères littéraires
Y’a-t-il une littérature Black Panther ?
Page 52: Bibillustr’ : Emory Douglas
La patte des Panthers
Page 59: Bébert l’as du hold-up de M’ sieu Gomé
Il revient et il n’est pas content
Page 73: Chérie Noire : Constat d’échec
Une nouvelle indonésienne de Fred le Râleur
Page 88: Chroniques bouquins



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