Campagne "Boycott, Sanction, Désinvestissement" contre l'Etat d'Israel

Publié le par CNT Supérieur Recherche 87

La CNT-SR 87 et l'AGEL-FSE lancent sur l'université de Limoges la campagne BDS, ce premier tract est le début d'une campagne de sensibilisation qui passera par des expositions dans la fac sur le conflit israelo-palestinien ainsi que d'autres tracts et manifestations de soutien avec le peuple palestinien en lutte et les israeliens résistants à leur gouvernement.

 

 

 

« BOYCOTT, DESINVESTISSEMENT, SANCTION » CONTRE L’ETAT D’ISRAEL

 

 

Rappel de quelques évênements

 

Voilà 63 ans que la Palestine subit l’occupation. C’est le 29 novembre 1947, qu’une résolution de l’ONU tombe et prévoit la création de deux Etats (l’un « arabe », l’autre « hébreu ») ainsi qu’une zone internationale : Jerusalem.

 - L’Etat d’Israël est proclamé le 14 mai 1948, se créant sur 78% de la Palestine grâce à l’occupation de Jerusalem Ouest par l’armée, ne respectant pas les résolutions de l’ONU.

Premier bilan : 531 villages, 300 hameaux palestiniens détruits ainsi que 805 067 palestiniens réfugiés, contraints à quitter leurs lieux de résidence, des milliers de morts.

- 5-10 juin 1967, l’Etat d’Israel poursuit son projet colonial en occupant le 5 juin les autres parties de la Palestine (Cisjordanie, Gaza) ainsi que le Golan Syrien et le Sinaï Egyptien. C’est « la guerre des six jours », les palestiniens sont expulsés, les terres prises sont occupées.

- Les 16 et 17 septembre 1982 : massacre des camps de réfugiés palestiniens et libanais de Sabra et de Chatila. Des milliers de civils arabes sont tués, femmes et enfants en premiers (viols systèmatiques), par les fascistes de la Phalange libanaise (milice chrétienne d’extrême droite) avec l’aide logistique des sionistes israéliens, ainsi que la présence de forces de l’ONU (dont des forces françaises) complaisantes à cette guerre impérialiste.

 

Qu’est-ce que le sionisme ?

Ce mouvement politique nationaliste, communautaire et religieux naît à la fin du XIX° siècle, se basant sur le mythe de la « terre promise pour le peuple élu » prônant l’existence d’un centre spirituel, territorial et étatique peuplé par les juifs en Palestine.

Suite à l’instauration d’Israël, cette idéologie massivement approuvée par les colons a évolué dans l’exacerbation d’une pratique totalitaire, raciste et fondée sur une forme d’apartheid apportant une revendication colonialiste et expansionniste sur une terre où ils se considèrent comme « légitimes », car selon leur interprétation des textes juifs elle leur appartiendrait de droit.

La Campagne B.D.S en elle-même

L’appel est lancé en 2005 par 170 organisations palestiniennes (suivi par des organisations israéliennes anti-sionistes). Sur le plan international, de nombreuses organisations y répondent comme la CNT et l'AGEL-FSE qui par le biais de leurs Secrétariats Internationaux assuraient déjà un travail constant de solidarité. La défense de la lutte palestinienne passe par la sensibilisation et la pratique de terrain ce pourquoi nous nous inscrivons dans ce boycott, cette lutte rejoint de manière générale notre opposition à l’impérialisme et pour l’auto-détermination des peuples à disposer d’eux-même.

Exemple concret, en Languedoc-Roussillon,  la CNT se mobilise contre l’implantation de la société Agrexco a Sète (société d’exportation de fruits et légumes impliquée dans la colonisation des territoires palestiniens).

La section CNT Supérieur Recherche de Limoges et l'AGEL-FSE entendent se mobiliser sur leur terrain d’action : l’université, et soutiennent le boycott universitaire déjà enclenché dans d’autres villes par d’autres sections syndicales (SUD, CNT, FSE…).

 

Pourquoi un boycott « universitaire » ? Parce que la place et la réputation des universitaires en Israël est telle que les pressions dans ce domaine sont particulièrement efficaces.

Parce que seul l’hébreu et l’anglais sont de vigueur dans les facs israéliennes alors que l’arabe constitue la langue maternelle de 25% d’étudiants.

Parce que la plupart des universités israéliennes sont principalement réservées aux étudiant-es et enseignants israéliens de confession juive, les étudiants palestiniens et arabes sont confrontés à une véritable ségrégation (comme fournir un « certificat spécial d’intégrité » pour avoir accès aux connaissances).

Parce qu’une grande partie du personnel universitaire participe à des programmes scientifiques ayant des applications militaires (comme la création de bulldozers télécommandés pour aider l’expansion sur les territoires palestiniens), donc, il participe et rend légitime la politique colonialiste et discriminatoire en approuvant ces programmes d’enseignement.

 

Comment le pratiquer ?

- Sensibiliser et informer sur la situation grave du peuple palestinien (conférences, expositions, manifestations)

- Ne pas participer à des conférences en Israël.

- Soutenir les Israéliens anti-sionistes et anti-colonialistes en faisant porter leurs voix.

- Ne pas coopérer avec des institutions universitaires israéliennes (agences d’évaluation, journaux israéliens).

- Défendre le droit à l’éducation et à l’égalité des palestiniens (étudiants ou personnels) dans les universités.

 

Nous revendiquons :

- La libération des 11.000 prisonniers palestiniens et arabes luttant pour la cause palestinienne.

- L’arrêt des massacres, de l’exploitation et de l’apartheid que subi le peuple palestinien tant au niveau social, politique, culturel que économique.

- L’évacuation par l’armée israélienne de tous les territoires occupés depuis 1967.

- La destruction du mur qui sépare Israel de la Bande de Gaza.

- Arrêt de la coopération militaire avec l’Etat d’Israel.

- Le démantèlement de toutes les colonies et infrastructures coloniales en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

- L’aide à la reconstruction de toutes les infrastructures détruites et de l’économie palestinienne.

- Nous condamnons toute interprétation et revendication raciste ou religieuse liée au conflit en Palestine.

 

CNT Supérieur Recherche 87      

Association Générale des Etudiants de Limoges

 

      

 

 

Publié dans Infos Locales

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