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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 22:53

 


Le syndicalisme révolutionnaire

                                                                                                  
Le syndicalisme révolutionnaire de la CGT d’avant la guerre de 14-18, est bâtie en grande partie par des militants issus de l’anarchisme, avec certains principes hérités de cette idéologie (démocratie directe, autogestion), mais en rupture avec l’organisation politique de type "parti", et en développant des modes d’action propres: grève générale expropriatrice. Le syndicalisme révolutionnaire est également né contre le développement d’un anarchisme individualiste exaltant la valeur de l’individu au détriment de la société humaine, et usant paradoxalement de l’arme terroriste instrumentalisant la vie humaine.
Le syndicalisme révolutionnaire, s’il a interprété l’analyse économique marxiste, s’est également construit contre les partis politiques et organisations dogmatiques d'obédience marxistes, anarchistes... le premier combat de la CGT naissante a été d’empêcher son instrumentalisation par les partis.
Le Syndicalisme révolutionnaire a contribué à l'émergence d'une véritable contre-société ouvrière et une véritable conscience de classe ancrée dans la population: sports, éducation populaire, formations de classe, informations et sensibilisations, loisirs, presse, théâtre, musique, entraide, mutuelles, coopératives de production et de distribution, dispensaires de soins et de prévention de santé en lien avec l’activité de travail (et donc les syndicats et les fédérations pour les risques professionnels), planning familiaux, associations de locataires et de consommateurs, bureaux de placement des chômeurs, bourses du travail…

 

Après la guerre de 1914-1918 et la Révolution russe, quelques syndicalistes révolutionnaires changèrent leur position quant à la neutralité syndicale envers les partis et les groupements philosophiques.
" La Charte d'Amiens, rappelait Pierre Besnard, contient six affirmations capitales, qui sont les fondements du syndicalisme. "
Ce sont :
l'affirmation d'unité ;
l'affirmation de lutte de classe ;
l'affirmation de la nécessité de la lutte quotidienne dans le régime actuel ;
l'affirmation de la capacité d'action révolutionnaire des syndicats ;
l'affirmation d'indépendance et d'autonomie ;
l'affirmation d'action directe et de neutralité envers les partis et les groupements philosophiques. "
Ces principes forment un tout.


"Il est clair, continue-t-il, qu'en cessant de respecter l'un ou plusieurs d'entre eux, on ne pouvait que provoquer l'écroulement de l'édifice".


La défaite du syndicalisme révolutionnaire, après 1918, sera concrétisée par la rupture générationnelle engendrée par la guerre,la victoire du courant social-démocrate puis du Parti communiste. C’est ensuite, après un épisode dans la CGT-U avec les " communistes ", la CGT-SR (" SR " pour syndicaliste révolutionnaire) qui a repris le flambeau du syndicalisme révolutionnaire, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

L’anarchosyndicalisme


L’anarchosyndicalisme de la CNT espagnole s’affirme, depuis le début du XXe siècle jusqu’à 1936 comme la principale organisation révolutionnaire espagnole. Contrairement à la plupart des pays occidentaux, la bolchevisation des courants révolutionnaires et syndicaux suite à la révolution russe n’est pas parvenue à absorber ceux espagnols. Le mouvement libertaire est très fort et développe une grande influence auprès de la population, grande influence qu'il a acquis à travers le syndicalisme de la CNT qui opéra une grande action d'éducation populaire, laique, autogérée,des pédagogies alternatives et rationnelles, des athénés culturels, de réflexion sociale, politique, économique, artistique, sexuelle (car le monde ouvrier était maintenu dans l'ignorance la plus totale)mais également une action syndicale directe avec la réappropriation des moyens de production par les producteurs eux-mêmes, la collectivisation et l'autogestion.
La FAI (Fédération anarchiste ibérique) se crée pour assurer un contrôle politique (face aux partis) de l’organisation syndicale, contrôle qui suscita des contestations car contradictoire avec l'idée d'indépendance syndicale à l'égard des écoles philosphique et donc aux principes syndicalistes révolutionnaires.
Néanmoins Le syndicalisme espagnol s’est ainsi affirmé en inventant le projet de société communiste libertaire: la reconnaissance du groupe humain, et non de l’individu, comme base d’organisation sociale, mais selon des principes autogestionnaire. Les collectivités d’Aragon et d’ailleurs ont été la réalisation historique de la CNT hégémonique (2 millions d’adhérents) dans la période révolutionnaire de 1936-39.

Se référant à l’anarchosyndicalisme et au syndicalisme révolutionnaire, la CNT aujourd’hui hérite d'une histoire et d'un mouvement très riche enraciné dans le mouvement ouvrier, refusant les organisations politiques, partis, de quelque obédience qu’ils soient, comme tuteurs de l’organisation syndicale. La logique d’adhésion est basée sur l’appartenance de classe, et non sur les références idéologiques ce qui permet l'union et la démocratie interne. Nous considérons le syndicat, base associative, organisation de résistance aujourd'hui comme seul modèle d'organisation respectueux d'une authentique démocratie, de l'autogestion en adéquation avec un communisme libre et autogestionnaire pour une société humaine plus juste, plus libre, plus solidaire mais également plus responsable et participative.

                         

Tract "la CNT c'est quoi ?" et "On a toujours raison de se syndiquer"; http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/syndique_toi-2.pdf
Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Théorie et histoire
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 18:52

CNT SUPERIEUR / RECHERCHE

La section «Supérieur Recherche» est au sein de la CNT la structure qui regroupe les étudiantEs et le personnel universitaire (profs, enseignants chercheurs, IATOSS...). La CNT-Sup/Recherche appelle à la défense des droits de tous les acteurs/actrices de l’université pour étudier, enseigner, travailler dans de meilleures conditions et les exhorte à la mobilisation contre la casse du service public de l’éducation.

Bien plus que de nous positionner contre les lois et réformes destructrices de nos acquis sociaux, nous voulons une éducation gratuite, laïque, populaire, pédagogique, émancipatrice et autogérée!

Pour nous, le syndicalisme doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être: éducateur, révolutionnaire, c’est-à-dire porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre... Aussi, dans l’immédiat la CNT-SR propose une pratique syndicale de lutte des classes et qui dépasse la cogestion frileuse de la société telle qu’elle est. Il s’agit de défendre les intérêts immédiats des étudiantEs et des salariéEs, et de préparer l’émancipation des travailleurs pour que demain ceux qui produisent soient ceux qui décident dans le cadre d’une orientation sociale équilibrée dans un système de démocratie directe, d’autogestion et de conseillisme.

Modes d’actions et fonctionnement

L’horizontalité: Nous fonctionnons sans chefs ni leaders, de bas en haut et non l’inverse, tout le monde a le même poids et les décisions se prennent collectivement à la base. Le syndicalisme de classe étant historiquement «l’école» où l’opprimé prend conscience de sa condition et s’organise pour s’émanciper, il est normal que notre fonctionnement interne reflète la société démocratique et autogestionnaire que nous voulons construire. S’il existe des déléguéEs, ils sont révocables à tout moment de la même façon qu’ils ont été élus par l’AG (Assemblée Générale) souveraine.

 

L’action directe: C’est une forme de lutte, décidée, mise en oeuvre et gérée directement par les personnes concernées. Grèves, boycott, piquets de grève, occupations, sont des formes d’action directe que nous pratiquons régulièrement. Le gouvernement ne recule pas devant la négociation, il ne fait que la contourner, seul le rapport de force permet une pression claire. A la dureté de notre temps, opposons la dureté de la riposte!

 

Refus du corporatisme: Nous ne serons pas étudiantEs toute notre vie et souvent les étudiantEs travaillent pour se payer leurs études. Il est donc indispensable pour nous de créer des liens avec les autres acteurs/actrices de la société, les travailleurs du public comme du privé où nous proposons l’organisation dans un syndicalisme unitaire de lutte interprofessionnelle.

 

Seule la lutte paie: Depuis l’après-guerre, les syndicats réformistes sont ultra majoritaires dans les instances dites représentatives. Pourtant depuis une vingtaine d’années, les salariéEs (étudiantEs compris) ne cessent de voir leur condition de travail se dégrader. Certains répondront «oui mais ce serait encore pire sans eux», nous ne le pensons pas! Les gouvernements de droite comme de gauche ne reculent que devant une mobilisation forte, et pas parce que les gens votent pour ceci ou cela. Quel acquis social n’a pas été obtenu par la lutte? Nous n’aurons que ce que nous prendrons!

 

Syndicat de classe et interprofessionnel: Notre but est de s’ouvrir au maximum d’étudiantEs et de travailleurs afin d’être plus fort dans l’action mais également avoir une plate-forme large. La CNT (syndicalisme révolutionnaire et anarcho-syndicalisme, c’est à dire le syndicalisme outil essentiel de lutte, devient base et projet de transformation sociale) prend position sur le terrain économique, social mais également sur le terrain politique dans une conception de lutte de classe et de révolution. Etant internationaliste, la CNT est radicalement contre le capitalisme, le fascisme, le racisme, la xénophobie, le sexisme.

 

Culture et contre-culture: Nous contribuerons également au développement d’activités en lien avec la culture et le mouvement "contre-culturel" (mouvement culturel contestataire). Que ce soit à la fac ou ailleurs, nous organiserons par exemple des concerts, des projections-débats, des conférences, des bouffes solidaires et/ou végétariennes etc... La dissidence doit s'affirmer dans tous les domaines !

 

Confédération Nationale du Travail

SUPERIEUR RECHERCHE LIMOGES

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Infos Locales
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