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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 19:02

Tract de la commission étudiant-travailleur du comité de lutte de la fac de lettre LIMOGES.

 

Le gourvernement s'entête à vouloir maintenir ses réformes. Il faut donc que nous soyons plus déterminés que lui pour le mettre en échec.

Dans la lutte qui s'annonce il nous faut mobiliser toujours plus de collègues, d'étudiant-es, convaincre les hésitant-es, les inciter à rejoindre les manifestations et les assemblées générales qui se multiplient partout. Les raffineries, les cheminots, de nombreuses entreprises du privé comme Michelin, Yoplais etc...

Les lycéens et les étudiants nous ne tiendrons pas seuls face au gouvernement.

 

Mobilisons-nous, organisons-nous. Seule la lutte paye !

 

Dans le smanifestations contre la réforme des retraites, nous savons tous que le mécontentement qui s'exprime ne concerne pas uniquement ce sujet. Notre colère dépasse le cadre de la simple réforme des retraites. C'est tout le plan d'austérité du gouvernement, qui vise à faire payer aux travailleurs-euses le prix de la crise tout en garantissant les profits des actionnaires des banques et du patronat, que nous rejetons.

Nous subissons de plein fouet l'augmentation de sprix et de sloyers, le chômage, les diminuaions de salaires, les chantages à la délocalisation, le licenciements... Le grouvernement fait les poches des travailleurs-euses pour garantir les profits.

 

Nous savons que pour stopper toutes ses attaques, seul la mobilisation et la lutte peuvent payer. C'est donc dans la lutte que nous devons commencer à discuter de l'interdiction des licenciements, du contrôle de stravailleurs-euses sur les profits et les comptes des entreprises, d'avoir tous et toutes un slaire décent pour vivre tout au long de la vie, qui augmenterait en fonction du coût réel de la vie.

 

Pour toutes ces raisons continuons à amplifier et massifier le mouvement contre la réforme des retraites. Un recul du gouvernement serait déjà une victoire pour tous et toutes les trvaialleurs-euses. Soutenons dans cette lutte tous ceux et toutes celles qui ont commencé à se mobiliser.

 

Les étudiant-es de la fac d elettre ont déjà commencé à adotper les revendications suivantes:

 

- Retrait de la réforme 2010 des retraites.

- Rémunération et prise en compte des stages dans la cotisation retraite.

- Reconnaissance de tous les emplois étudiants dans la cotisation.

- Prise en compte des années d'études dans la durée de cotisation.

- Instauration d'une pension minimale de retraite pour tous et toutes.

- Taxation des profits et non des salaires.

- Contre la répression du mouvement social

- Solidarité avec tous les travailleurs-euses en lutte.

 

Qui sommes-nous:

 

La commission étudiants - travailleurs a pour but de faire le lien entre les travailleurs-euses en lutte et les étudiant-es. Afin de faire un compte rendu clair de l'état de la mobilisation, de l'état d'esprit de chaque AG nous avons besoin de contacts et d'informations. La solidarité est une arme. Nous ne pouvons pas nous priver de solidarité entre nos luttes.

 

Contact: etudiantstravailleurs@gmail.com

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Infos Locales
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 07:09

Les déclarations martiales stigmatisant les étrangers et les nomades, et les pratiques de l’appareil d’État suscitent une légitime vague d’indignation dans une large partie de la population. Nous sommes encore nombreux.ses dans ce pays à nous « émouvoir » quand l’inacceptable se déroule dans notre poste de télévision, dans notre ville, devant notre porte, juste sous nous yeux. C’est rassurant. Chacun.e le sait, chacun.e le sent, il faut agir, ne pas laisser faire. Mais pour agir, l’indignation ne suffit pas. Les appels vibrants aux valeurs républicaines nous laissent un goût amer.

CNT

Mais de quelles valeurs républicaines nous parle-t-on ?

 

Nous, syndicalistes de la CNT, n’avons pas oublié que la troisième république, ce ne fût pas seulement le front populaire ; ce fût aussi la répression de la Commune, la boucherie de Verdun et le colonialisme. Ce colonialisme qui, de Jules Ferry à la françafrique, constitue un terreau fertile à la xénophobie d’état. Nous voyons une continuité des vieux charters de Maliens que la ministre Dufoix (PS) inaugura en 1984, aux charters de Roms sous Bessons ; des lois sur la sécurité quotidienne de Vaillant (PS) en 2001 à la Loppsi 2 d’Hortefeux. Non, la république ne protège pas du racisme. Elle ne protège pas non plus de la misère et de la précarité. Et c’est bien la misère qui engraisse le racisme, cette vielle ficelle du pouvoir qui consiste à diviser les pauvres pour asseoir sa légitimité.

 

Lutter contre la xénophobie sans remettre en cause le capitalisme : une impasse.

  

Autrefois colonisé.es, puis exploité.es pour satisfaire les besoins économiques de l’après-guerre, les immigré.es ont toujours été les cibles privilégié.es du pouvoir tant économique que politique en temps de crise. Mais la crise est permanente car elle alimente le capitalisme. Pour les patrons, l’exploitation des travailleur.es migrant.es permet de faire pression sur l’ensemble des travailleur.es et des franges les plus précaires de la population. Pour l’Etat, une fois la menace communiste devenue obsolète, l’ennemi est devenu intérieur : l’immigré.e, l’insoummis.e, sur lesquel.le.s est censée reposer une grande partie des problèmes sociaux (délinquance, insécurité, déficits budgétaires du système social, …).

Diviser pour mieux régner a toujours été le mot d’ordre du pouvoir, qu’il soit républicain ou non. Sa stratégie : monter le prolétariat contre le sous-prolétariat, que les pauvres se fassent la guerre entre eux et le pouvoir aura la paix !

 

Oublions nos nationalités et construisons nos solidarités.

  

Pour s’attaquer à la xénophobie, il faut s’attaquer aux inégalités sociales, pour s’attaquer aux inégalités sociales, il faut s’attaquer à la xénophobie et construire nos solidarités, pour une société libre et autogérée. Travailleur.es français.es, travailleur.es immigré.es : même patron.nes, même combat !

La CNT s’oppose à toute mesure qui vise à imposer un climat de peur et de haine, et à contrôler la population pour mieux étouffer ses revendications. La vidéosurveillance, le fichage (ADN, biométrie, Base-élèves, Edwige, ...), le quadrillage policier, les lois sécuritaires (Perben, Sarkozy, Loppsi) et répressives n’ont jamais amélioré les conditions d’existence des populations, se sont toujours retournées contre elles, et en particulier contre celles et ceux qui luttent pour les droits populaires et la justice sociale.

Il y aura toujours une résistance et une solidarité de classe qui s’opposeront aux discours et dispositifs sécuritaires lors des luttes sociales, dans les usines, les administrations, dans les quartiers, à la Villeneuve et ailleurs...

 

 

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Luttes & Pratiques syndicales
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 21:51

Le Ministère de l'Education Nationale a annoncé, mi-juillet, le nombre de postes ouverts aux concours de l'enseignement. Cette nouvelle intervient, bien-évidement, pendant les vacances, pour profiter de l’incapacité à organiser une lutte et le mettre en évidence.

En effet, 11.600 postes sont ouverts pour 2011, pour les concours externes de recrutement d'enseignants, contre 15.125 l'année passée (15.600 en 2009, 18.600 en 2008 et 22.000 en 2007...).

L'accessibilité au concours professorat des écoles sera lui carrément divisé par deux ! (3.000 postes aux concours externes en 2011 contre près de 6.000 l'an dernier).

Nous craignons que cette tendance à la forte baisse ne s’accentue dans l’avenir. Cela fait plusieurs années que le gouvernement s'emploie à mettre au banc l'éducation et cette nouvelle réduction des postes intervient en parallèle avec la réforme sur la formation des enseignant-es qui provoqua un vaste mouvement de contestation dans les IUFM et universités.

Le gouvernement justifie cette baisse par son dogme sur les retraites et sa politique anti-fonctionnaire : le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Les enseignants seraient donc, selon l’Etat, actuellement en « surnombre » ignorant délibérément une démographie scolaire (élèves, étudiants) en augmentation( + 20.000 en 2009) et qui va se poursuivre avec les baby boom de 2000.

Cette attaque est bien lourde de conséquences pour les étudiant-es qui se préparent depuis plusieurs années à ces concours (environ 200.000 par an) car les chances de réussites seront divisées par deux. Ils devront s'inscrire en Master deuxième année sous souhait de devenir enseignant-e, et devront également, la même année, valider leur diplôme, effectuer un stage pratique (dévalorisé, moins payé, consolidant la précarité) et réussir leur concours. Bref c'est une impasse professionnelle et universitaire: réussir son master et échouer son concours.

De plus avec la LRU et la mastérisation, les nouvelles maquettes donnent une répartition inégalitaire entre les régions pour l'accès à ces formations et ne permettent pas d'assurer l'accès et les conditions de réussites sur l'ensemble du territoire.

Après l'augmentation constante des frais d'inscription, des tickets de restaurants universitaires, des cotisations à la sécurité sociale étudiante, l'entrée des banques dans le système universitaire par cartes monéo... La stratégie du pouvoir et la classe capitaliste visent à faire payer leur crise aux étudiant-es et aux travailleurs-euses que ce soit en entravant les conditions de vies, de travail ou dans la formation et les perspectives professionnelles.

Une fois enseignant-es, ils seront habitués à une précarisation des conditions de travail, permettant au ministère de stigmatiser les plus anciens, dans la lutte depuis des années .

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Info/actualités
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 12:16

Le numéro 21 de Barricata,
fanzine de contre-culture antifasciste et libertaire sort ce Jeudi 8 juillet 2010.

Barricata 21 - Été 2010 - 76 pages.

Image

La vie du fanzine :

Décidément, on entame toujours cette rubrique avec le même couplet : « Nous sommes en retard ! » Et généralement, on poursuit en affirmant que nous n’avons plus de sous. Une fois de plus, nous ne manquerons pas à cette tradition : les caisses de Barricata sont à sec, on a juste assez pour payer l’expédition, pas pour payer l’imprimeur.
Alors si vous pouvez, filez-nous un coup de main.
Barricata a 11 ans. Au cours de cette longue histoire, nous avons connu plusieurs formules : format A5 photocopié (5 numéros), format A5 duplicopié (5 numéros), format A4 imprimé à hauteur de 2000 exemplaires (11 numéros).
Tel quel, nous arrivons au terme de la formule que vous aurez entre les mains : format A4, couv en quadri, pages intérieures en noir et blanc, diffusion DIY. Depuis un moment, nous aspirons à renouveler la forme (en passant en bichromie), à faire encore évoluer le contenu et à augmenter la diffusion. Pour y parvenir, il y aura nécessairement des changements. Vous les constaterez de visu en octobre prochain. Nous sommes contents de finaliser ce dernier numéro de la formule 3 de Barricata en parlant de luttes des femmes.

C’est un thème que nous avons peu abordé dans le fanzine : certain-e-s trouveront peut-être ce dossier passablement timoré ou un peu polémiques. Sachez que notre pensée n’est pas figée, qu’elle se définit au gré des rencontres, des discussions, des questionnements.

Au sommaire :

- Apéro saucisson-pinard : une manipulation réussie
- Peut-on critiquer Israël ?
- Didier Bernard des Conti, un combat pour la dignité ouvrière
- Les Skalopes passent sur le grill
- La dope : toujours au service du pouvoir
- Interview de Joke
- Dossier : Femmes, debout ! (30 pages !)
(La lutte des femmes de People & Baby, Un questionnaire nous questionne,
Interview de Sharon Woodward, les Communeuses, interview de Martine Storti,
interview de Corinne du Planning Familial, Les Mujeres Libres,
Quand je dis oui, c'est oui, mais quand je dis non, c'est non)
- Histoire : Erich Mühsam
- Interview de The Midnight Rovers
- David Morgan Thomas, un romancier social
- interview de Strike Anywhere
- Stratégie de paix : rap conscient
- Interview de Napalm Death
- Chroniques de livres, zines, disques

CE SONT VOS ABONNEMENTS QUI PERMETTENT À BARRICATA D'EXISTER. MERCI DE VOTRE SOUTIEN.

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EN FRANCE :
envoyer (en chèque à l'ordre de Barricata ou en timbres) :
- 1 numéro : 4 euros port compris,
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COMMANDES EN NOMBRE :
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BARRICATA
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
France
E-mail : barricata@barricata.org
Site Web : http://www.barricata.org
ISSN : 1954-4049

À bientôt,

Amitiés libertaires et antifascistes,

Barricata

Qui sommes-nous ?
Le fanzine Barricata existe depuis 1999. Longtemps à parution épisodique, il est désormais trimestriel. Il est diffusé à hauteur de 2000/2200 exemplaires dans les lieux militants, en librairies, chez des disquaires, lors de concerts ou de manifestations ainsi que par correspondance.
Il est animé par une poignée de militants libertaires et d’activistes musicaux issus des mouvances RASH (Red & Anarchist Skin Heads, section Paris-banlieue) et anarchopunk. Viscéralement opposés à l’enfermement d’État, au système capitaliste, à toutes les formes de fascisme, investis dans les combats de notre temps, convaincus qu’un autre futur est possible, nous ouvrons nos colonnes aux dissidents culturels, politiques et anarcho-syndicalistes.

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Culture Populaire/Contre-Culture
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 17:21

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Marins, marchands et pirates  dans le monde anglo-américain, 1700-1750.

 

« J’ai essayé dans cette étude de reconstituer les expériences des marins ordinaires au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, afin de poursuivre et de développer le travail de défrichage de Jesse Lemisch, et de le faire dans l’esprit de "l’histoire du bas vers le haut". Bien qu’ayant nécessairement étudié les marchands, les capitaines, les sous-officiers et les officiels du royaume qui ont encadré la vie du marin, j’ai porté mon attention sur "Jack Tar" – nom symbolique du marin dans le monde anglophone – ses espoirs, ses peurs, ses aspirations, ses défaites et ses victoires. »

 

Dans cette étude de référence, publiée en 1987 par Cambridge University Press, Marcus Rediker défend que les marins du XVIIIe siècle ne sont pas des personnages romantiques ou exotiques, mais de simples prolétaires partant en mer, issus du premier groupe important de travailleurs ayant vendu leur force de travail aux capitalistes marchands, eux-mêmes au service de l’économie mondialisée.
Ils ont été au cœur du processus historique qui a radicalement transformé le monde. Leur travail a quadrillé le globe en structures de production, d’échange et de communication. Ils ont été, en plus de cela, au centre des conflits de classe qui ont émergé à partir du XVIIIe siècle et ont inventé la grève, qui deviendra l’une des armes les plus importantes du prolétariat mondial. Ils ont également relié diverses catégories de producteurs – esclaves, domestiques, artisans  – à travers l’espace et le temps.

 

Professeur d’histoire à l’université de Pittsburgh, spécialiste du monde de la mer, Marcus Rediker, né en 1952, est l’auteur de L’Hydre aux mille têtes (Amsterdam, 2008), The Slave Ship (Viking/Penguin, prix George-Washington 2008) et Pirates de tous les pays (Libertalia, 2008). Historien engagé, il considère les marins et les pirates comme les ancêtres des mouvements anticapitalistes contemporains.

 

http://editionslibertalia.com/

 

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Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Culture Populaire/Contre-Culture
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