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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 22:54

affiche.pngMercredi 16 Mars à 20h00 Salle Blanqui 2

Projection du film "¡Viva México!" en présence de son réalisateur Nicolas Défossé.
Suivi d'un débat.

Il y aura aussi l'expo de photos "La Otra Mirada".

C'est organisé par l'Union Locale des Syndicats CNT de Limoges et l'entrée est libre et ouverte à toutes et à tous!

 

 

"Nicolas Défossé (Paris, France, 1973). Diplomé de l’Université Paris-Sorbonne avec une maitrise de philosophie, suivie d'études cinématographiques. Monteur de documentaires en France jusqu’en 2000, année où il voyage pour la première fois au Mexique, pays où il réside désormais et où il est co-fondateur de la maison de production mexicaine Terra Nostra Films. En 2006 et 2007, il réalise une série de 10 documentaires de courts et moyens métrages sur des peuples autochtones, communautés paysannes et villages de pêcheurs du Nord-Ouest du Mexique. ¡Viva México! est son premier long-métrage documentaire."

 

 

Principales réalisations documentaires:

 

Romper el Cerco (moyen métrage, co-réalisation, 2006) / Isla del Tiburón, Nuestro Corazón (court métrage, 2006) / Basurero Tóxico en Territorio Pápago (court métrage, 2006) / El Camino Mayo (court-métrage, 2007) / Cucapás y Kiliwas, 9000 años después (moyen métrage, 2007) / En el Puerto de San Blas (court métrage, 2007) / “Decían que íbamos a salir de pobre...” (court métrage, 2007) / La Yerbabuena, comunidad en resistencia (court métrage, 2008) / ¡Viva México! (long métrage, 2009).

 

Synopsis :

Los Angeles, États-Unis. Au cœur de la ville, des émigrés mexicains sont pourchassés par la police et luttent pour survivre sans renoncer à leur culture. De l’autre côté de la frontière, dans les montagnes du sud-est mexicain, le jour se lève au milieu de la brume. Nous sommes le 1er janvier 2006, des milliers d’indiens zapatistes fêtent le départ de leur porte parole, le Sous-commandant Marcos. Sa mission : parcourir durant 6 mois le pays pour écouter les paroles de résistance de mexicains et mexicaines qui luttent pour un Mexique plus juste. Ainsi commence un voyage qui se fixe pour horizon d’atteindre la frontière nord avec les États-Unis et qui prend le pari de "commencer à construire le miroir que nous sommes, ceux d’en bas." Ce pari ne va pas sans risques… Ce qui commence comme un murmure isolé grandit comme le cri de centaines de milliers : Viva México ! Quelle sera la réponse du Pouvoir ?

 

 

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Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Infos Locales
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 12:27

Réflexion sur le syndicalisme, la lutte de classe et la Révolution

 

La Lutte de Classe

 

La lutte de classe est la théorie et la pratique développées par le marxisme. Elle met en valeur un antagonisme entre deux classes sociales dans une période historique donnée, principalement à la période industrielle, capitaliste, qui se poursuit toujours dans notre société contemporaine.

La lutte de classe embrase tous les domaines de la vie sociale, économique, politique, culturelle et idéologique... bref, toute la société humaine.

Elle constitue le moteur de l'évolution sociale et donc de l'histoire.

 

Outre le fait qu'il y ait des couches intermédiaires dans les classes sociales, comme la petite-bourgeoisie : commerçant-e-s, artisan-ne-s, professions libérales... (qui possèdent leurs propres moyens de subsistance), il y a deux classes antagoniques fondamentales et réellement indépendantes :

 

  • Classe capitaliste (ou bourgeoise), classe dominante qui détient le capital et possède les moyens de faire travailler autrui à son profit en pesant sur le cours d'achat de la force de travail.

  • Classe prolétaire (ou ouvrière), classe dominée regroupant les personnes qui n'ont pas le capital et sont contraintes de vendre leur force de travail, assurer les services pour subsister : le salariat.

  La petite bourgeoisie, se ralliant politiquement (et dans les épisodes révolutionnaires) soit au prolétariat soit à la bourgeoisie, n'a pas de rôle majeur dans la lutte de classe.

 

Selon le marxisme, la lutte de classe s'arrêtera lorsqu'une révolution prolétarienne mondiale conduira au socialisme, à une société sans classes, égale, solidaire, libre et communiste. Selon cette perspective, l'organisation de lutte de classe doit encourager la cohésion du prolétariat afin que les richesses produites soient utilisées de manière optimales pour améliorer le sort de l'humanité, la réponse aux besoins et des services. La production pourra alors répondre à la demande et le pouvoir politique sera l'expression véritable d'une démocratie, de type directe. C'est nous qui travaillons alors c'est nous qui décidons !

 

Mais alors, cette organisation révolutionnaire de la lutte de classe qu'est-elle ?

1917_IWW.jpg

 

Notre position syndicaliste de la lutte de classe 



Dans la lutte de classe et la perspective d'établir le Socialisme, deux organisations historiques sont liées au prolétariat et à sa lutte d'émancipation : Le Parti et le Syndicat.

Les partis politiques revendiqués « révolutionnaires » (à gauche) vivent toujours de l'illusion que de l'affranchissement politique (prise du pouvoir politique, établissement du socialisme étatique) découlera l'affranchissement économique (instauration du système communiste, « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins).

 

Or, nous considérons que seule l'organisation syndicale confédérée peut appliquer la lutte de classe et donc amener le prolétariat à son émancipation. Nous considérons que c'est par l'affranchissement économique (prise du contrôle de la production par le prolétariat sur la base communiste) que pourra découler l'affranchissement politique.

 

Tout d'abord parce que le syndicat est l'unique centre, qui par sa constitution, réponde aux aspirations des travailleurs-euses. Il est la seule association d'êtres humains résultant de l'identité absolue des intérêts puisqu'il a sa raison d'être dans la forme de production, sur le champ économique, là où se pratique la lutte de classe. En d'autres termes, le syndicat est l'organisation de classe, il est l'organisation des travailleurs-euses, tout simplement parce que sa base d'adhésion est la classe, seul-e-s les travailleurs-euses peuvent y adhérer.

 

La lutte de classe implique une rupture totale entre le prolétariat et la bourgeoisie, car les intérêts sont opposés.

Le prolétariat, pour conforter cette rupture et donc son indépendance révolutionnaire, doit acquérir une « conscience de classe », prendre conscience de ce qu'il est, et s'organiser en conséquence.

Il se dote d'une culture à partir de pratiques de vie sociale, dans les entreprises mais aussi dans ses quartiers, l'un ne va pas sans l'autre. C'est par le syndicat que la classe ouvrière est parvenue à s'isoler dans ses cadres naturels et à se créer de toutes pièces des institutions et une idéologie propre : le Syndicalisme Révolutionnaire. C'est d'ailleurs à cette condition seulement (l'autonomie ouvrière) que le Socialisme de lutte de classe conçoit comme réalisable le passage d'une société asservie à une société libre et émancipée. « L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

 

Notre vision syndicaliste de la lutte de classe consiste à détruire la dualité actuelle de la démocratie bourgeoise qui vise à ce que les partis politiques s'occupent de politique et les syndicats de l'économique.

Puisque le syndicat est l'organisation de la classe, son émanation directe, nous entendons agir dans tous les domaines de la société. Comment peut-on soutenir que ce qui se passe à l'usine, au travail, est du ressort du syndicat et ce qui se passe dans le quartier et la cité (logement, loisirs,...) serait du ressort du parti, alors que dans le même temps on affirme, fort justement, que tout ce qui existe est le produit de l'activité productive des hommes et des femmes ?

Nous pensons clairement que le Syndicalisme Révolutionnaire et l'organisation syndicale sont la capacité politique propre du prolétariat à faire valoir son autonomie et sa stratégie révolutionnaire.

Puisque personne ne travaille à ta place, que personne ne décide à ta place !

 

Notre vision syndicaliste se différencie donc de la vision du Parti et du socialisme parlementaire.

Dans les périodes révolutionnaires précédentes, le parti s'est toujours substitué à la classe, ce qui provoqua évidement la chute de l'édification du Socialisme et d'une société juste.

Le socialisme parlementaire (tant sous ses aspects « révolutionnaires » que réformistes) a vécu, et vit toujours, de cette illusion que les partis sont l'expression politique des classes et que ces dernières trouvent dans le Parlement et les institutions bourgeoises (conseils municipaux, régionaux, généraux) le mécanisme qui diffuse leurs forces respectives.

L'expérience a montré, et montre toujours, que contrairement au syndicat, dont la base d'adhésion est la classe, les partis « communistes », « socialistes », « anarchistes », « anticapitalistes », « ouvriers » etc... sont loin d'être le décalque du prolétariat et sont plutôt un mélange hétéroclite d'éléments empruntés à toutes les classes sociales. En effet le socialisme parlementaire et les partis n'opèrent pas de scission réelle entre le prolétariat et la bourgeoisie. Au contraire, il sont devenu un des facteurs constitutifs de l'État, des agents garants de la paix sociale et de la démocratie bourgeoise.

Le prolétariat n'existe pas dans un programme construit par un groupe restreint de travailleurs-euses et d'intellectuel-le-s. L'existence du prolétariat, c'est, en dehors de son existence définie par les rapports sociaux de la production capitaliste, ses pratiques de lutte de classe qui se matérialisent dans les syndicats, les fédérations d'industries, les unions locales et structures interprofessionnelles, les confédérations, organisations ou œuvres syndicales de sociabilité prolétarienne.

 

Autrement dit, si la lutte de classe est tout le Socialisme, on peut dire que tout le Socialisme est contenu dans le Syndicalisme, puisque hors du Syndicalisme, il n'y a pas de lutte de classe.

 

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Syndicalisme Révolutionnaire et Organisation Syndicale



Le Syndicalisme Révolutionnaire est apparu pour défendre l'autonomie du prolétariat et sa capacité d'auto-organisation et d'auto-détermination à élaborer sa stratégie révolutionnaire (lutte de classe, grève générale expropriatrice) par rapport aux écoles et sectes philosophiques (les partis politiques).

 

Le Syndicalisme Révolutionnaire est la pensée d'une organisation révolutionnaire complète car il articule, via l'organisation syndicale et le syndicalisme, une double tâche : l'une est de poursuivre la lutte quotidienne pour l'amélioration économique, sociale et intellectuelle de la classe ouvrière dans les cadres de la société actuelle ; et l'autre, d'élever, de former les masses laborieuses à la gestion indépendante de la production et de la distribution, ainsi qu'à la prise de possession de toutes les ramifications de la vie sociale pour l'édification du Socialisme et d'un système communiste, libre.

Pour l'édification de cette société, les militants révolutionnaires français rassemblés dans le syndicalisme révolutionnaire du tout début du XX° siècle ont donc favorisé l'organisation syndicale confédérée : la Confédération Générale du Travail.



Il est d'ailleurs à noter que tout fut pensé, en terme de structures et d'organisation, pour que la confédération puisse se substituer à toutes les institutions bourgeoises de notre société.

En d'autres termes, tout était pensé et prêt pour s'emparer du pouvoir à tous les échelons grâce à une organisation complète fondée sur les syndicats, les Unions locales et départementales, les Bourses du Travail, les Unions Régionales, les fédérations d'industries et interprofessionnelles, jusqu'à l'organisme confédéral.

Tous les échelons de l'autorité de notre système peuvent être remplacés par l'organisation populaire confédérée, autogérée par la base et l'assemblée générale souveraine via le syndicalisme.

 

En effet, le syndicat est la cellule de base de la confédération, il est le regroupement corporatif d'un même métier. La volonté initiale du syndicat est de résister aux exigences patronales.

Le syndicat ne se limite pas à ses membres et à leurs revendications et luttes, il combat pour toute la corporation de métier, il manifeste donc directement les inspirations communistes qu'il porte en son sein et qui sont la base de la confédération syndicale révolutionnaire.

La besogne du syndicat est la lutte de classe, la résistance et l'éducation. Outre cette besogne quotidienne, il se soucie de l'œuvre éducatrice qui consiste à préparer la mentalité des travailleurs-euses à une transformation sociale profonde.

 

L'affiliation des syndicats locaux à la Confédération s'effectue par la voie d'une double série d'organismes fédératifs qui groupent, d'un côté, les syndicats de professions diverses agglomérées dans une même ville ou région (Bourses du Travail, Unions Locales), et de l'autre, les syndicats d'une même profession répandus sur la surface du territoire (Fédérations d'Industrie).



La Bourse du Travail, ou l'union des syndicats, n'assuraient pas qu'une lutte au quotidien, elles étaient en capacité de se substituer aux institutions bourgeoises locales comme la municipalité, le conseil général ou départemental, mais aussi et surtout de réorganiser la production, la circulation et la répartition des services locaux et des produits matériels.

Dans le processus révolutionnaire, les Bourses du Travail socialisent l’économie locale et assurent les liens à une échelle nationale avec la Confédération. La Bourse du Travail (et toute structure interprofessionnelle à toute autre échelle) et la Confédération sont les seules structures capables d’assurer une socialisation réelle.



Le syndicalisme d'industrie, lui, en regroupant les travailleurs-euses de tous les statuts et de toutes les entreprises, doit élaborer une vision globale de la branche professionnelle pour se mettre en capacité de se substituer au patronat au moment du processus révolutionnaire et réorganiser la production sur une base anti-capitaliste permettant de construire le communisme. L’absence de fédérations d’industrie dans le syndicalisme russe en 1917 et dans le syndicalisme espagnol en 1936, est la principale raison de l’échec de ces révolutions. Les travailleurs-euses, dépourvus d’outils de gestion ouvrière et de réappropriation, ont très vite perdu du terrain et très vite perdu la main face aux partis.

La question du syndicalisme international est aussi liée à celle du syndicalisme d’industrie, c'est par lui que la coordination par branche peut se réaliser via la Confédération.

 

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La concentration syndicale s'effectue, au troisième point, avec la Confédération du Travail.

C'est là que viennent aboutir tous les organismes fédératifs de la classe ouvrière, c'est là que s'unifie, s'intensifie et se généralise l'action économique du prolétariat. Néanmoins la Confédération n'est pas un organisme de direction mais bien de coordination et d'amplification de l'action révolutionnaire de la classe. Au contraire des organisations centralistes et du système actuel, la confédération est fédéraliste c'est à dire qu'elle pratique la cohésion, l'autogestion, la démocratie directe et la souveraineté populaire, ce qui se traduit par l'assemblée du syndicat. L'impulsion ne vient pas d'en haut, elle part d'un point quelconque (l'individu, le syndicat, la fédération...) et ses vibrations se transmettent, en s'amplifiant, à la masse confédérale.

 

Ainsi nous le voyons, le Syndicalisme Révolutionnaire permet avec l'organisation syndicale une perspective révolutionnaire concrète et complète.

 

Il est la rupture totale, l'essence de la lutte de classe et donc de la Révolution Sociale. Aucunes des valeurs traditionnelles ne peut survivre à ce travail de destruction progressive qu'opère le syndicalisme via sa double articulation (lutte quotidienne et préparation à la révolution et à la gestion). Nous sommes vraiment en face d'une classe qui entend être l'unique artisane de sa destinée et n'avoir d'autre protecteur-trice qu'elle-même. Où trouver force révolutionnaire plus active ?

 

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Luttes & Pratiques syndicales
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 19:17

 CNT21

 

 

 

Nous nous enfonçons dans la LRU

 

Les coups bas du patronat, des gouvernements et du Capital se renforcent sur la société et le monde du travail. Les universités ne dérogent pas à la règle.

Après une lutte historique contre la réforme des retraites à laquelle les étudiant-e-s ont pris part, le monde universitaire sombre encore plus avec une nouvelle attaque.

En effet, le 23 novembre dernier, la LRU « Libertés et Responsabilités des Universités », connue également sous le nom de « Loi d'Autonomie des Universités », qui avait suscité un grand mouvement de protestation en 2007, enclenche le premier gros maillon d'une chaine qui a pour finalité la privatisation totale des universités au service des banques et du patronat.

 

En ce mardi 23 novembre, la Conférence des Présidents d'Universités (CPU) a signé une convention avec le MEDEF (organisation patronale représentant les dirigeants d'entreprises françaises) dont l'objectif est de « favoriser l'insertion professionnelle des étudiants ».

Elle envisage « l'employabilité » des étudiant-e-s comme unique finalité des études supérieures. En clair, la convention fait table rase de toute notion de culture, d'étude pour connaître, et d'esprit critique. Les études doivent forcément mener à un emploi !

Et quel emploi ! Quel avenir ! ... N'oublions pas en parallèle la réforme des IUFM, la masterisation de la recherche avec critère de sélection sociale, la division par deux du nombre de postes au concours de l'enseignement en ce début d'année universitaire et les suppressions de postes qui augmentent tous les ans de plus en plus.

 

Les patrons d'entreprises et d'universités préconisent une solution via cette convention: « le développement des stages à tous les niveaux et dans toutes les filières ». Ainsi, avec environ 2 millions d'étudiant-e-s il y a là un beau cadeau fait aux employeurs: le cadeau de la précarité, de la sous-traitance avec des travailleur-euse-s sous-payé-e-s servi-e-s sur un plateau. Les universités « sont susceptibles de répondre aux besoins de l'entreprise »... Rappelons en effet que la gratification obligatoire pour les stages de plus de 2 mois (plus de 62 jours) ne s’élève qu’à 2,75 € / heure et est imposable.

De plus, dans la lignée de la logique politique globale, cela insinue une mise en concurrence entre les étudiant-e-s en quête de stages, et donc, en plus de la pénibilité à tout gérer de front (valider ses études, valider son stage, valider le concours), l'impossibilité de valider son année pour ceux et celles qui n'y seront pas parvenu.

La signature de cette convention par les patrons d'universités ne nous étonne guère. Nous avons une idée de l'université, une logique politique et un intérêt de classe opposés !

 

La CNT, section Supérieur Recherche 87 réaffirme sa position syndicale de lutte, dans l'immédiat:

 

  • Combattre pour une université populaire, gratuite, laïque, critique, émancipée, ouverte à tous et à toutes.

  • Des logements étudiants à la hauteur des besoins demandés, sous contrôle d'assemblées de revendications.

  • Arrêt immédiat de la compétition entre structures et entre travailleurs-euses. Place à une coopération réelle, une gestion collective démocratique pour l'intérêt de tous et toutes !

  • Combattre pour la titularisation sans condition de tous les personnels sous contrats précaires et l'arrêt du recours à ceux-ci. A travail égal, salaires et statuts égaux!

  • Arrêt des privatisations d'unités et des services (sous-traitance).

  • Le remplacement systématique de tout départ à la retraite.

  • Abolition des hiérarchies salariales, et ça passe notamment par l'augmentation des plus bas salaires !

  • Pour une réflexion collective et un contrôle démocratique sur les orientations de la recherche et ses applications technologiques

 

 Où trouver des fonds pour financer tous ces projets? De l'argent il y en a !

 

Transfert des crédits militaires. L’arrêt de la recherche militaire, qui, sous prétexte d’assurer notre « défense », ne sert qu’à accroître la domination des puissances impérialistes, permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche publique non mortifère.

 

Arrêt du crédit impôt recherche. Ce système qui vise à rembourser la moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux. Une fois encore c’est de l’argent public qui sert à garantir des intérêts privés (via les brevets déposés par ces entreprises). Il se monte chaque année à environ 530 millions d’euros.

 

Suppression des agences d’innovation. Les crédits énormes consentis aux «agences pour l’innovation» (ANR, AII...) représentent un autre cas de détournement de l’argent public vers des projets conformes aux exigences du monde industriel. Ces agences doivent être dissoutes, et l’intégralité de leur financement reversé dans le fonctionnement de la recherche publique.

 

 

 

Et dans l'absolu, la CNT réaffirme la finalité révolutionnaire:

 

  • Pour une université autogérée par tous les acteurs et actrices de celle-ci, les unités de recherche et d'enseignement supérieur sont gérées par des assemblées générales régulières et instances de démocratie directe, impliquant de manière égale tous les travailleurs-euses et étudiant-e-s de l'unité.

  • Abolition du salariat, abolition de l'État et destruction du système capitaliste par l'expropriation des patrons et la réappropriation des moyens de production, gestion des entreprises et de la société par les travailleurs-euses, producteurs-trices, via le syndicalisme révolutionnaire, socialisation des moyens de production et des services, partage égalitaire des richesses selon le principe « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».

  • Édification du socialisme, d'un système communiste libre et solidaire dont les cellules d'organisation sont les syndicats (assemblées, horizontalité, démocratie directe, autogestion) pour enfin produire et gérer les services selon les besoins de l'humanité et non plus pour augmenter les profits !

 



 

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Info/actualités
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 12:00

Article de l'Echo du jeudi 18 novembre.

 

Depuis lundi 8 novembre, le comité d elutte des étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de Limoges ont mis en place université populaire. Auvu des différents jours de mobilisation dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites, cette démarche s'inscrit dans une volonté de solidarité entre les étudiants afin d'apporter un soutien pédagogique entre ces derniers.

Ce projet signifie aussi une réappropriation des savoirs délivrés à l'Université. L'acte symbolique de récupération par et pour les étudiants de l'amphithéâtre Vareille apparaît comme le témoin d'une volonté nouvelle d'apprendre, de s'interroger, d'appréhender des questionnements individuels et collectifs.

 

"Face à laprivatisation de l'université, face à la professionnalisation des fillières, des savoirs, face à la précarisation des étudiants et l'accroissement de la sélection sociale, alors, cette Université Populaire devient le symbole d'étudiants s'opposant à la régression sociale, à ces enseignements dépouillés d'approche critique, à la mort d'une Université de proximité!" explique le comité avant d'ajouter: "Nous proposons une université critique et ouverte à toutes et tous pour que la faculté ne soit pas synonme d'usine de travailleurs en formation futurs larbins du capital. Cette université est donc le théâtre de débats, de projections de films, d'ateliers, d'espaces de réflexion, d'entraide, de cours alternatifs... L'enjeu est d'en faire un lieu ouvert pour qu'enfin les bancs de l'université deviennent une possibilité d'interventions, de propositions, d'organisations, de réflexions par et pour chacunet chacune".

 

Contact: unilim.populaire@gmail.com

le programme sur http://flshenlutte.blogspot.com 

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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 11:00

 

 

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L'Union Locale Confédération Nationale du Travail de Limoges créé une caisse de grève pour les travailleurs-euses qui ont pratiqué la grève reconductible.
Ca se passe salle Blanqui 3, derrière la mairie. Chaque soir entrée prix libre, boisson et bouffe sur place.

 

Le mouvement de lutte contre la réforme des retraites dure maintenant depuis plusieurs semaines. Ici et là des travailleurs-euses sont en grève reconductible, alors que d'autres ont multiplié les jours de mobilisation.

Le patronat commence à compter ses pertes financières et il est clair que les différentes formes de blocages économiques commencent à les faire plier. Seulement les bas salaires des salarié-es ne permettront pas aux travailleurs-euses de tenir infiniment et les premiers bulletins de paye amputés commencent à arriver.
C'est dans ce contexte que l'union locale des syndicats CNT de Limoges a décidé de lancer la création d'une caisse de grève.
  
  POURQUOI ?
  

Une caisse de grève permet de récolter et de rassembler des fonds, une fois mis en commun cela permet de défrayer, au moins partiellement,  les journées de salaires perdues par les grévistes.
Aujourd'hui, la lutte contre l'injuste réforme des retraites s'enracine et dure désormais depuis 2 mois. Depuis deux semaines, certain-es salarié-es sont en grève reconductible, ces dernier-es ont donc d'ors et déjà perdu prés de la moitié de leur salaire mensuel.

Aujourd'hui le gouvernement reste sourd à la contestation sociale, il a décidé de battre les travailleurs-euses à l'usure. Mais nombreux sont les secteurs où les salarié-es ont décidé de ne rien lâcher et de continuer le combat. Dans les transports, les raffineries, l'éducation ou chez les agents territoriaux la grève s'intensifie par de nombreuses actions menées quotidiennement.
 

Le nerf de la guerre, c'est l'argent, et l'état et le patronat le savent bien, si leurs profits sont immenses, nos bas salaires ne nous permettent pas de continuer indéfiniment la lutte.
Si vous considérez comme la majorité des travailleurs et travailleuses de ce pays que ce combat pour la justice sociale est légitime, alors vous comprendrez cet appel à une participation financière. Les sommes recueillies aident à la reconduction et à l'élargissement de la grève et ainsi de la lutte. Elles permettent aussi aux grévistes en difficulté financière de ne pas regretter leur engagement.

Afin de dissiper tous malentendus, nous communiquerons publiquement sur les entrées et sorties de cette caisse de grève. Nombreux et nombreuses sont les salarié-es à ne pas pouvoir faire grève, qu'il s'agisse d'une ou de plusieurs journées d'action.

Si par des dons, même modestes, ces derniers peuvent contribuer au mouvement social actuel alors nous prouverons que la solidarité est une force essentielle du combat des travailleurs et des travailleuses.
  
  COMMENT ?
  
Les syndicats CNT organisent ce samedi et ce dimanche 30 et 31 octobre, deux soirées de théâtre, de chansons et de concerts. Elles se tiendront salle annexe Blanqui 3 (derrière la mairie de Limoges) et permettront un premier financement de cette caisse. Nous remercions les artistes y participant, qui le font à titre entièrement bénévole.

Par CNT Supérieur Recherche 87 - Publié dans : Infos Locales
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